Union pour la Démocratie et le Progrès de Guinée
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Le stade de Nongo instrumentalisé par de mesquins calculs politiques d'Alpha Condé

21 décembre 2011
Le Parti de l'Union pour la Démocratie et le Progrès de Guinée (UDPG), informe au peuple de guinée, ses militants, sympathisants et alliés, de sa solidarité avec l'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) dans l'affaire du stade de Nongo, qui l'oppose à Monsieur Alpha Condé, président de la République de Guinée.
Notre Parti (UDPG) déplore et condamne le comportement abusif et irresponsable du gouvernement de Monsieur Alpha Condé dans la gestion de la vie politique, administrative et locale de notre pays.
Les actes politiques successifs posés par les nouvelles autorités, depuis leur installation, constituent dans l'ensemble une violation de nos textes et règlements.

Le récent calcul politique d'Alpha Condé, dirigé contre Monsieur Issa Soumah, Directeur Général du stade de Nongo en construction, rebaptisé stade de guinée par Alpha Condé, en est une des illustrations.

Le seul crime (communément appelé faute lourde dans le paysage politique et administratif de notre pays) qui a motivé son licenciement, est d'ordre politique.

Monsieur Issa Soumah est remplacé par Monsieur Naby Laye Moussa, alias «Papa Camara», ancien capitaine du Hafia football club.

Monsieur Soumah est membre d'un parti politique de l'opposition, à l'occurrence, l'UFDG de Cellou Dalein Daillo.

Le statut et les qualités de Monsieur Issa Soumah au sein de leur grande formation politique dirigée par Cellou Dalein, ainsi que son  principal rôle joué en sa qualité de vice-président de la campagne électorale, soldée par une mobilisation exceptionnelle de militants et sympathisants de l'UFDG à l'intérieur et à l'extérieur de la guinée, suivie d'un vote sans précédent et une large victoire de leur parti (Dalein) au premier et au second tour de l'élection présidentielle de 2010, restera pour Monsieur Alpha Condé, un grand choc moral et psychologique qui le hantera et le poussera à vouloir chercher les auteurs de ce qu'il considère comme étant la tragédie politique de sa vie, et tenter de les éliminer physiquement, psychologiquement et socialement.

En plus des licenciements abusifs et la destitution illégale d'élus locaux, les prisons politiques du nouveau régime communiste sont bourrées de responsables et militants de l'opposition.

Des leaders politiques et des dizaines de militants de l'opposition,  ont déjà fait l'objet d'arrestations arbitraires, soumis aux jugements expéditifs des nouveaux tribunaux populaires inféodés par le nouvel État voyou de la guinée.

En violation flagrante de la constitution, de lourdes condamnations à des peines de prison sont prononcées et des amendes colossales sont  injustement infligées aux membres de l'opposition.

Le but des agissements criminels du gouvernement, est de trouver et utiliser tous les moyens possibles pour empêcher les membres de l'opposition qui manifestent contre les dérives totalitaires du régime, de préserver leurs droits de vote et d'éligibilité.

La perte du droit à l'éligibilité par une condamnation est automatique.

D'autre part, Alpha Condé tient à utiliser des recettes Sékoutouréennes (Complots et seytane, collabos de l'impérialisme, complices de tentatives d'atteinte à la sûreté de l’État, États voisins fantoches) pour contraindre les opposants, des intellectuels, les opérateurs économiques, entre autres, à quitter le pays et s'aventurer dans les ténèbres de l'exil politique jusqu'à la fin de son mandat.

C'est le cas de Bah Oury, également Vice-Président de l'UFDG, de l'ex-ministre Tibou Camara ou encore celui de l'opérateur économique guinéen, Monsieur Diallo Sadakâdji. 

Alpha Condé ne peut ni ne veut gouverner la guinée. Il estime avoir d'abord comme priorité, des comptes à régler avec l'opposition officielle et tous les autres candidats originaires de la haute guinée, qu'il accuse de l'avoir subtilisé sa base électorale et par conséquent, empêché de se qualifier à la loyale lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2010.

Madame Saran Daraba, l'ex-ministre du général Lansana Conté  et unique femme candidate à la magistrature suprême de 2010, qui avait largement contribué à dynamiser l'alliance arc-en-ciel, est victime du machisme, de la haine et la trahison d'Alpha Condé.

Lansana Kouyaté, ayant fleuré le machiavélisme d'Alpha Condé, s'est quant à lui, désolidarisé du nouveau régime politique guinéen. Il a décidé de reprendre son destin et celui de ses militants en mains pour s'opposer aux dérives totalitaires du régime et contribuer à sauver la guinée qui a tendance à basculer vers la guerre civile.

Lansana Kouyaté, qui fut à l'unanimité proposé et acclamé par le peuple de guinée dans sa diversité pour occuper le poste de premier ministre à l'époque de la grande crise politique guinéenne des années 2007 et 2008, a préféré s'écarter de la passion et l'émotion qui caractérisent le champs de la vision politique de Monsieur Alpha Condé.

Tout le monde connaît les conséquences de la passion et l'émotion en politique: ce sont les premiers éléments destructeurs d'une nation. Lansana Kouyaté a apparemment décidé de privilégier la raison. C'est une décision louable.

Aujourd'hui, il refuse de s'identifier aux actes politiques de Alpha Condé. Il  résiste et entre en action par la voie légale et démocratique (choix de l'opposition et membre fondateur d'un nouveau bloc politique aux idées libérales, rencontre avec sa base et la galvanisation de ses militants, dénonciations de violations des droits de l'homme et les libertés fondamentales, etc.).

C'est une belle manière de rendre la pièce de la monnaie au voyant peuple de guinée qui, dans un passé récent, a fondé sans hésiter, un très grand espoir sur lui, pour sortir notre pays de l'ornière.

L'UDPG garde l'espoir que la lucidité de Lansana Kouyaté se maintiendra désormais jusqu'au bout de son combat politique.

Qu'il ne se laissera plus jamais se distraire par la culture de la haine et la division du peuple de guinée ou par les tentatives de l'exclusion et la diabolisation de l'une de nos communautés nationales.

Lounsény Fall, devenu opportuniste et sans convictions, ait préféré sa tanière de Sékoutouréyah au combat politique pour une guinée libre, démocratique, prospère et unie dans la paix.

Pourquoi avait-il alors démissionné au poste de premier ministre sous le régime militaire et autoritaire du général Lansana Conté, qu'il avait pourtant longuement et loyalement servi ?

Les autres ex-alliés politiques de Monsieur Alpha Condé, tels N'bemba Traoré, Mamady Diawara et consorts, finiront eux, dans les oubliettes de l'histoire s'ils restent les bras croisés lors des prochaines élections législatives, locales et les présidentielles en 2015.

Les ex-candidats à l'élection présidentielle de 2010, originaires de la haute guinée ont humilié Alpha Condé en créant légalement de nombreux partis politiques qui ont pompé son électorat qu'il croyait être définitivement acquis à sa cause. Alpha Condé se vengera d'eux, un par un.

Le pragmatique Lansana Kouyaté (PDEN), déterminé à ne pas se laisser faire par la trahison d'Alpha Condé, semble pour l'instant être le seul à avoir compris la posture de ce dernier face à ses anciens alliés de l'ex-arc-en-ciel.

Monsieur Alpha Condé se trompe d'ennemis et de combat politique.

Les véritables ennemis d'Alpha Condé se nomment: eau, électricité, sécurité, routes, emplois, justice sociale, Droits de l'homme, libertés fondamentales, élections législatives, prisonniers politiques, restructuration et formation de l'armée, système scolaire, système de santé, transports publics, respect de la constitution et nos institutions, bonne gouvernance, etc.

Si Alpha Condé ne trouve pas une solution adéquate et immédiate à ces véritables problèmes ci-haut cités, la rue se chargera certainement de lui faire partir du pouvoir d'ici les six prochains mois.

Monsieur Alpha Condé a aussi intérêt de régler pour d'autres raisons, ces problèmes considérés comme fléaux pour se maintenir au pouvoir au moins le temps d'un mandat. Il pourrait ainsi soulager et honorer ses bienfaiteurs notamment le général Sékouba Konaté et notre armée, l'ex-Premier ministre Jean-Marie Doré et certains de ses ex- administrés, le tout encadré et savamment soutenu par le silence complice et coupable de la Communauté internationale.

Le gouvernement d'Alpha Condé, qui se comporte comme les gouvernements guinéens précédents, ne tient finalement compte ni de la démocratie symbolisée par l'existence et l'acceptation de la diversité d'opinions, ni de l'expérience professionnelle et la compétence individuelle des personnes responsables dans les services de l’État et les entreprises publiques.

Pour sa part, l'Union pour la Démocratie et le Progrès de la Guinée (UDPG) est pleinement consciente que Monsieur Naby Laye Moussa, alias «Papa Camara», ancien capitaine du célèbre et mythique Hafia Football Club et actuel titulaire du poste de Directeur Général du stade de Nongo, est instrumentalisé par les querelles politiques d'Alpha Condé.

Pourtant, Monsieur Papa Camara est un homme qui mériterait mieux.

Il est connu de tous les guinéens que Papa Camara est un patriote qui, comme de nombreux compatriotes ayant exercé dans divers domaines confondus de la vie de notre pays (sportifs, musiciens, cinéastes, politiciens, diplomates, écrivains, journalistes etc.), ont consacré leur vie à rendre effectifs la crédibilité et le rayonnement de la guinée.

Papa Camara fait partie de valeureux hommes de notre pays victimes de sollicitations, d'exploitations et d'abandons comme des torchons par les régimes politiques successifs de notre pays.

Ces personnalités qui ont émerveillée et honorée la guinée sur le plan national et international, ont besoin aujourd'hui plus que jamais, de respect et de la considération, de sincères reconnaissance et récompenses pour ceux parmi eux qui vivent encore.

Néanmoins, force est de reconnaître que nous vivons dans une République qui demande d'énormes sacrifices et beaucoup de courage pour faire aboutir son réel changement politique tant souhaité. Aussi, l'époque a changé.

L'adage selon lequel «l'homme qu'il faut doit être à la place qu'il faut», est devenu aujourd'hui une évidence dans la vie de tous les jours. 

Par conséquent, le stade de Nongo (bien public) demande, pour le bien de notre pays, une personne qualifiée, de surcroît un ingénieur, pour assurer le suivi de la construction d'un stade déjà en difficultés dues aux multiples et légers comportements de certains responsables politiques qui tiennent à y tirer profits du fait de sa construction.

Il y aurait également le comportement de certains employés par rapport à des attitudes, qualifiées souvent de vols  de matériaux destinés à la réalisation des travaux du dit stade.

L'UDPG estime que Papa Camara, ancien footballeur et capitaine de notre ancienne équipe nationale, qui a honoré la guinée à plus d'un titre, est un patriote responsable et respectable.

Monsieur Alpha Condé qui affirme lui-même, je cite « Papa Camara a été un valeureux capitaine du Hafia. Donc, il est mieux placé à la fois techniquement et sportivement pour être le Directeur du Stade de Nongo»,  pourrait mieux réviser sa version et aider Monsieur Papa Camara à exercer ses compétences professionnelles, bourrées de talents techniques et sportifs, en lui attribuant par exemple un poste de conseiller auprès de la Présidence de la République.

Papa Camara pourrait également devenir le nouvel entraîneur de notre Syli National, une équipe qui peine toujours à remporter le moindre titre sportif sur le continent et dans le monde.

Papa Camara peut, enfin, remplacer Monsieur Titi Camara  à la tête du Ministère des sports lors du prochain remaniement, si tel doit être le cas.

À rappeler que Monsieur Titi Camara n'a aucun diplôme scolaire et n'a jamais remporté le moindre titre sportif pour la guinée.

Titi a, selon Monsieur Alpha Condé lui-même, simplement contribué aux frais de financement de certaines activités du RPG.

De tels gestes méritent-ils vraiment de postes ministériels pour Titi Camara au détriment d'un Papa Camara ou Chérif Souleymane ? 

La gestion des travaux de finalisation du stade de Nongo, ne fera qu'attirer à Papa Camara des ennuis qui finiront par le salir et lui ôter un honneur national et une dignité personnelle longuement préservés.

Les méthodes de gouvernement d'Alpha Condé sont-elles bonnes ?

Qu'Alpha Condé et ses alliés (actuelle mouvance présidentielle) comprennent que leur acharnement contre l'opposition et les personnes qui ne partagent pas leur politique, à travers d'actes d'abus de  pouvoir dans la gestion de la vie politiques, administrative, technique et mixte, hérissés en art de gouverner, seront  éphémères.

Monsieur Alpha Condé pense-t-il rendre un grand service à ces amis et alliés en procédant par l'élimination systématique des personnes qualifiées auprès des postes politiques, administratifs, techniques et mixtes de la République ? Que feront ses dits amis lors de la prochaine alternance politique en guinée qui sonnera bientôt ?

L'organisation des élections législatives, prévues dans les prochaines semaines, situera chacun d'entre nous sur les perspectives à venir d'un réel changement politique dans notre pays.

De Sékou Touré à Alpha Condé, des hommes habiles ont procédé  aux retournements significatifs de leur veste dans le but d'occuper, ou de se maintenir à des postes qui ne relèvent pas de leur domaine de compétence.

La guinée est certainement le seul pays au monde qui forme des agronomes pour le ministère des finances;  des médecins pour le ministère de la justice; des chauffeurs et mécaniciens qui occupent les postes de ministres et d'ambassadeurs.

Pire, des personnes déjà décédés, ont récemment bénéficié de décrets présidentiels pour occuper des postes de hautes responsabilités dans les services publics de l’État. Ce qui est une première dans le monde et une particularité des nouvelles autorités guinéennes.

Notre pays et nos compatriotes ont, de 1958 à nos jours, payé cash de cette plaie due à ce clientélisme qui s'oppose  à l'émergence de la démocratie et les possibilités de tout développement économique et social de la guinée, pourtant doté de richesses naturelles et de ressources humaines suffisantes et considérables.

Le régime communiste et dictatorial d'Alpha Condé, aux dérives tribalistes, incarne aujourd'hui ces tragiques pratiques féodales.

En seulement une année à la tête de notre pays, Alpha Condé et son équipe de convertis, d'opportunistes, de haineux qui cultivent  la propagande régionaliste, ethnocentrique et le népotisme, ont déjà montré leur limite en refusant d'ouvrir la guinée à ceux qui détiennent les richesses, l'expertise, la technique, la technologie et l'expérience nécessaire au développement de notre pays.

Les multiples voyages effectués par Monsieur Alpha Condé à travers le monde et sur le dos du contribuable guinéen, n'ont rien rapporté au pays. Aucun investisseur ne prendra le risque de placer ses biens dans un pays qui manque d'eau, d'électricité, de sécurité, de routes et des garanties judiciaires nationales et internationales.

Aujourd'hui, Tous les outils de travail d'une entreprise, qu'elle soit  petite, moyenne ou grande, à commencer par les ordinateurs et les téléphones, consomment de l'électricité. Le gouvernement de Monsieur Alpha Condé en est-il conscient de ce constat ?

Au fait, quel bilan d'activités Monsieur Alpha Condé va-t-il présenter au peuple de guinée lors du discours qu'il adressera (peut-être) à la nation guinéenne le trente et un décembre prochain ?

Comme dirait l'autre, je note «Alpha Condé a intérêt à quitter immédiatement le pouvoir avant que celui-ci ne le quitte».

L'Union pour la Démocratie et  le Progrès de Guinée (UDPG)

Papa Attigou BAH

Président de l'UDPG