Projet de société de l'U.D.P.G
I – LE VOLET POLITIQUE
II – LE VOLET ECONOMIQUE ET SOCIAL
III – LE VOLET CULTUREL
IV – LA POLITIQUE DE L’ENVIRONNEMENT
V- LA POLITIQUE EXTERIEURE
Le Projet de société du Parti de l’Union pour la Démocratie et le Progrès de Guinée, dénommé l’UDPG, est une vision d’ensemble du devenir social, reposant sur des principes philosophiques ou idéologiques tels la liberté, la justice sociale, le progrès, etc. Il cerne l’évolution sociale historique, esquisse les possibilités de développement et définit la stratégie à mener pour réaliser l’idéal de société. Le projet de l’UDPG interpelle toujours l’avenir, mais il ne renie pas pour autant le passé dans lequel il entend s’enraciner pour avoir un cachet d’authenticité.
Les fondateurs du Parti sont conscients qu’un projet se pose toujours comme une rupture en ce sens qu’il implique le passage d’un ordre social déterminé à un autre, passage qui peut se réaliser soit par la violence, c’est le cas d’une révolution, soit sans violence. Ce dernier cas représente le fondement de notre projet, inspiré par notre pays, la Guinée, qui s’est affranchie du joug colonial sans qu’une goutte de sang ne soit versée.
Le projet de l’UDPG n’est ni un catalogue d’intentions, ni un éventail de virtualités. Il formule plutôt un grand dessein pour un grand peuple à travers de grandes choses qui ont noms : élévation constante du niveau de vie, sécurité, liberté exprimée, vécue et garantie, justice sociale, solidarité et épanouissement culturel.
Notre projet vise donc à transformer les structures de la société Guinéenne, par le biais de l’exercice du pouvoir politique, en vue de favoriser le plein épanouissement de l’homme de notre pays.
Le mérite du projet de l’UDPG réside d’abord dans son contenu qui fait que la Guinée n’aura jamais le dos au mur face au monde de demain, qui restera celui de l’adversité devant l’accroissement de la division internationale du travail et donc de la domination des riches sur les pauvres.
A la question de savoir que veulent donc les fondateurs de l’Union pour la Démocratie et le Progrès de Guinée, le projet répond : une société Guinéenne toujours plus prospère et plus juste, une vie meilleure pour tous, un pouvoir démocratique, un savoir sans frontières et sans exclusive, un pays en croissance constante, influent sur la scène internationale et dans lequel règne le respect total des libertés.
Le projet du Parti établit donc une méthode aussi précise, aussi concrète que possible pour nous permettre de passer d’un état économique, social, culturel et, par conséquent politique, à un autre qui ne sera plus celui du sous-développement mais qui conservera nos vertus culturelles les plus spécifiques.
Pour arriver à son but, ses membres sont déterminés à mener une lutte sans merci contre les principaux défis que doit affronter la Guinée dans les domaines de la politique, de l’économie, de la justice, des relations extérieures, de la sauvegarde de la paix et de la sécurité nationales et contre la famine et la pauvreté.
Les objectifs essentiels du projet de société de notre Parti est de procurer :
- un emploi à tous les Guinéens ;
- de la nourriture pour tous ;
- de l’instruction primaire pour tous ;
- de la liberté pour tous ;
- de la meilleure éducation à tous ;
- de la sécurité pour tous ;
- des soins de santé primaires pour tous ;
- de l’eau et de l’électricité pour tous ;
- des routes fiables et viables ;
- des biens culturels pour tous.
Ce sont là des objectifs qui ont été définis pour répondre à des urgences, des priorités, mais ils ne couvrent pas tous les aspects de notre projet de société qui est plus global.
Le programme global a pour but de réaliser une synthèse de valeurs traditionnelles et modernes qui mettent l’accent sur la nécessité d’améliorer concrètement les conditions de vie des guinéens, en faisant appel à un changement radical des méthodes et mentalités par l’interpellation de la conscience et de la volonté de chacun.
Sous cet éclairage, le projet de l’UDPG consiste à bâtir une société Guinéenne autour des axes fondamentaux suivants :
I – LE VOLET POLITIQUE
Le volet politique de l’UDPG est caractérisé par une volonté sans relâche de démocratisation constante et réelle de la vie politique des citoyens.
Le Parti réaffirme le caractère démocratique et républicain de l’Etat Guinéen et milite à garantir la concrétisation de la séparation effective des trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) et le respect strict de leur indépendance constitue la pierre angulaire de tout régime démocratique. Le Parti s’érige contre le cumul des mandats, préconise la promotion d’une presse privée libre et l’approche d’une réelle intégration économique et politique des Etats Africains.
Le Parti propose l’idée et soutient la nomination d’un premier Ministre présenté par le Parti politique majoritaire ou par une coalition des Partis politiques ayant obtenu la majorité des voix lors des élections législatives.
Il s’agit de renforcer l’expérience démocratique afin de la rendre irréversible. Ainsi, le programme fondamental du Parti mettra en œuvre un système politique fondé sur un multipartisme réel et un multisyndicalisme sans limite, une totale liberté de presse, d’opinions et de culte, la liberté de réunion et d’association.
Les Partis politiques exerceront leurs activités dans le cadre de la loi et du règlement, en toute indépendance à l’égard de l’étranger.
Les Partis politiques devront tous bénéficier d’une assistance de l’Etat sous la forme d’avantage matériels et financiers. Les Partis pourront tous accéder équitablement aux moyens publics d’information.
L’opposition se verra reconnaître un statut légal lui garantissant le libre exercice de ses droits et sera admise aux activités républicaines de l’Etat.
La liberté syndicale et le droit de grève seront garantis et protégés dans le cadre du pluralisme syndical.
Sur le plan institutionnel, le Parti est favorable à un régime présidentiel effectif (déconcentration des pouvoirs). Il estime que le président de la République, président de tous les guinéens, doit être un arbitre au-dessus des partis et propose la création d’un Sénat qui, en tant que conseil des anciens, jouerait un rôle essentiellement consultatif.
Le Parti de L’union pour la Démocratie et le Progrès, réclame, pour le régime électoral, l’établissement de nouvelles listes électorales, une meilleure protection de la liberté de vote, l’amélioration du système de dépouillement. Il se prononce pour la réglementation du droit de vote aux militaires et aux majeurs de dix-sept ans et pour la modification du régime électoral des députés.
D’une façon générale, le programme fondamental du Parti garantit l’exercice des libertés individuelles et collectives et encourage l’élaboration et l’adoption de toute convention africaine protégeant les droits inaliénables des ressortissants des Etats membres.
L’arrivée au pouvoir de l’UDPG affinera ce pan important de notre modèle de société en y ajoutant l’exaltation de l’idée de la Nation.
Point n’est besoin d’affirmer que la mise en œuvre de ce projet sera un acquis de taille dans un environnement africain occupé en majorité par des partis politiques dominants à tendance monarchistes. RETOUR AU SOMMAIRE
II – LE VOLET ECONOMIQUE ET SOCIAL
Dans le domaine économique, l’UDPG préconise la doctrine économique travailliste, basée sur la ressource humaine : plaçant l’homme au centre de toute préoccupation. À cette fin, le Parti soutient que le développement économique de la Guinée doit se reposer sur la prise de conscience de tous les citoyens sur l’importance du travail source du progrès pour tous.
Le Parti privilégie la propriété privée et la libre entreprise. L’inviolabilité de la propriété privée permettra à tout un chacun, Guinéen ou étranger, de jouir librement des biens honnêtement acquis et cela dans un cadre qui préserve l’intérêt général. Il s’érige contre les expropriations des paysans. L’UDPG soutient le développement basé sur la planification.
L’UDPG préconise en outre un essor de l’initiative privée dans tous les secteurs de l’économie. Elle prône la privatisation des sociétés d’Etats à l’exception des secteurs stratégique ou social. Le désengagement de l’Etat dans l’économie Guinéenne devra cependant être progressif compte tenu de la faiblesse des possibilités d’investissements du secteur privé.
L’accent y est également mis sur un système d’organisation originale du monde rural pour assurer la nourriture pour toutes les populations grâce à un programme visant à l’autosuffisance alimentaire. La Nouvelle Politique Agricole repose sur cet objectif.
Ces politiques passent par la maîtrise du développement rural que le Parti doit prendre en charge et par la promotion d’une politique industrielle.
Une ambitieuse politique industrielle et une utilisation rationnelle et appropriée des capitaux (nationaux et étrangers, publics et privés) contribuent à donner une impulsion à la croissance économique.
Dans le même chapitre, le projet de l’UDPG laisse une large place à l’initiative privée, le rôle de l’Etat n’étant pas de d’accepter mais de mobiliser et d’organiser les énergies et les ressources.
Dès lors, la démocratie, pour être mieux vécue, se double d’un contenu économique.
D’autre part, la capacité d’absorption de notre pays et l’exploitation de nos ressources n’autorisent un développement national réel qu’avec l’action d’un secteur privé dynamique et productif. RETOUR AU SOMMAIRE
III – LE VOLET CULTUREL
Le volet culturel postule, dans le projet de l’UDPG, que l’homme Guinéen est le moteur du développement ou le moteur du sursaut national. Qu’il est au début et à la fin du développement et qu’il doit être partout présent et préséant.
L’homme Guinéen est érigé en richesse particulière. La réussite du projet repose sur les vertus qu’il incarne et qu’il puise dans son patrimoine millénaire fait d’héroïsme, de courage, d’intelligence, de solidarité et de patriotisme.
Nanti de ses vertus qui auront été réhabilitées, le peuple Guinéen devra pouvoir être apte à faire face aux exigences de la modernisation. Il est donc indispensable de développer dans le secteur de l’éducation, les connaissances scientifiques. Notre société doit demeurer ouverte au progrès, mieux elle doit être porteuse du progrès. D’où l’importance que le Parti attache à la promotion des disciplines scientifiques et techniques, au rayonnement de l’esprit scientifique qui fait place à la rigueur, à la méthode, à l’efficacité et à l’initiative.
Le projet de société du Parti de l’Union pour la Démocratie et le Progrès s’articule autour d’un certain nombre de valeurs et de principes de base immuables (liberté de l’homme, solidarité, laïcité des institutions etc.) mis au service de trois grands objectifs de portée historique :
- Bâtir une Nation Guinéenne moderne ;
- Edifier une société de justice sociale et de liberté ;
- Sortir de l’économie en voie de développement et devenir un pays économiquement souverain ;
- Eradiquer la pauvreté ;
- Garantir une meilleure vie à tous.
Le respect de ces principes et la poursuite de ces grands objectifs caractérisent la démarche du Parti et permettent de mesurer le chemin parcouru par la Guinée depuis son indépendance.
Aussi, pour être complet, faut-il rappeler la manière dont ces principes et paradigmes sont mis en œuvre par diverses politiques successives touchant à l’organisation de la société guinéenne.
Toute les écoles de pensée démocratique admettent comme acquis désormais partagé que les hommes naissent libre et égaux en droits.
Le projet de l’UDPG proclame l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion.
Les ethnies
Les membres de l’UDPG peuvent affirmer que, le peuple de Guinée, a réussi en 50 ans d’indépendance à devenir une véritable Nation moderne par la fusion des éléments ethniques et à ancrer l’idée de Nation dans l’esprit et le cœur de tous.
La Nation existe donc et, fort de cet acquis, l’UDPG peut édifier des institutions et un Etat laïc, admis par l’ensemble des citoyens. C’est grâce à ce double acquis fondamental que le Parti peut, progressivement, améliorer de manière significative la condition sociale de diverses catégories de la société et engager le pays, plus nettement, sur le chemin de la démocratie et le distinguer comme une terre de liberté et de justice sociale.
Ainsi, par exemple, aucune ethnie ne sera placée au dessus d’une autre. Chacune, aura, en tant que telle, la même valeur que les autres. Il s’agit en fait de parvenir, sans le nier mais en les réconciliant pleinement dans la république unie et indivisible, à les dépasser, à les transcender grâce à un long processus d’intégration nationale.
Chacune a le droit de vivre sa propre culture et de concevoir le type de relations qu’elle devra avoir avec les autres groupes ethniques, à condition seulement, pour elles toutes, de se respecter mutuellement.
Une telle coexistence n’est possible que grâce à un respect scrupuleux du droit à la différence.
Le droit à la différence consiste à permettre à chacune des ethnies composantes du peuple Guinéen de vivre pleinement ses traditions en pratiquant notamment sa propre langue, ses us et coutumes, en un mot sa culture. Les seules restrictions sont nécessités par l’intégrité territoriale et l’ordre public républicain. C’est la raison pour laquelle la loi fondamentale de la Guinée, interdit notamment toute référence ethnique, régionaliste ou religieuse dans la formation des partis politiques.
La laïcité
Le principe de la laïcité des institutions en Guinée est commandé par la liberté de conscience reconnue et accordée aux citoyens. Ce principe postule que tout individu a la faculté de choisir sa religion et de la pratiquer. C’est donc un principe de liberté individuelle, une exigence universelle que le l’UDPG pose comme une condition d’efficacité de la société dans la mesure où il instaure la diversité, favorise le dialogue des cultures, permet une réflexion critique. Les membres du Parti sont convaincus que ce n’est pas un hasard si les sociétés avancées du point de vue scientifique et technique sont des sociétés laïques.
Par conséquent, au nom de l’efficacité qu’ambitionne le projet du Parti et au nom de la démocratie, il est fondamental que l’Etat en Guinée, que la volonté citoyenne a fait laïque, le demeure.
Les droits de la femme et leur égalité avec les hommes
Face à des traditions millénaires de soumission de la femme, voire d’asservissement à l’homme, l’UDPG met en œuvre un projet de désaliénation de la Femme qui la protège au foyer et dans l’entreprise. En Guinée, les corps professionnels jadis fermés aux femmes leur seront désormais ouvert, tandis qu’elles peuvent accéder à toutes les fonctions politiques.
Parce qu’elles en sont l’aide militante, le Parti oeuvrera sans cesse à lever les pesanteurs des traditions et des croyances injustement assises sur des bases traditionnelles ou religieuses pour faire aboutir son projet libérateur, protecteur et égalitaire à l’intention des femmes.
La Loi Fondamentale Guinéenne garantit à la femme des droits égaux à ceux des hommes.
Le projet, sous la direction de l’UDPG, vise à intégrer la Femme dans le processus de démocratisation et de développement.
Le Parti et les Personnes âgées
La place des personnes âgées dans l’Afrique, était telle qu’on a parlé d’une Afrique gérontocratique. De nos jours encore, la place faite, en Afrique, aux personnes âgées est privilégiée.
Pour l’UDPG, il s’agit, sinon d’améliorer tout au moins, de préserver le rôle et la place des personnes du troisième âge dans la société Guinéenne. Selon le Parti, les personnes âgées sont non seulement de merveilleuses bibliothèques dépositaires, dans une large mesure, de l’histoire orale de la société mais constituent des éléments d’équilibre au sein de la Nation. Elle sont porteurs de sagesse, de mesures et d’expérience.
Le Parti et la Jeunesse
La politique du Parti à l’endroit de la jeunesse consiste à prendre en considération les problèmes spécifiques posés à la société Guinéenne par les jeunes générations et à les préparer, par la formation et l’éducation, à devenir la relève de demain.
Déjà, au sein du Parti lui même, les jeunes ont désormais leurs structures propres et, également, voix délibératives dans les instances des adultes.
La politique qui sera mise en œuvre par le Parti envers la jeunesse Guinéenne, s’efforcera de les insérer dans la société et dans la vie économique, malgré un contexte difficile.
Au delà de cet aspect matériel, l’UDPG s’efforcera d’armer la jeunesse Guinéenne moralement et idéologiquement afin qu’elle puisse résister avec discernement aux mimétismes importés, rejeter le sectarisme, s’enraciner dans les valeurs nationales et s’ouvrir aux apports positifs d’origine extérieure et pouvoir ainsi faire face aux défis futurs.
La démocratie et le multipartisme
Les fondateurs de l’UDPG sont reconnaissants à la Guinée et conscients que leur existence est due incontestablement à la présence d’un esprit démocratique de son peuple.
Les membres du Parti peuvent tirer une légitime fierté d’avoir réussi, par le passé, de participer activement dans la lutte pour l’instauration d’une démocratie politique en Guinée avec, à l’heure actuelle, près de 80 partis politiques reconnus.
Les fondateurs du Parti et le législateur, rejetaient de ce fait cette fausse affirmation occidentale selon laquelle les sociétés africaines seraient incapables d’assumer la démocratie, vouée inéluctablement, qu’elles seraient, à la domination, la dictature et l’écrasement des minorités.
Et, force est de constater, qu’avec le pluralisme, le désordre ne s’est pas installé en Guinée. Or, c’est bien là l’essentiel, la preuve de la maturité des Guinéens de toutes opinions.
Il faut donc rendre justice aux Guinéens, tout d’abord, d’avoir par leur comportement, contribué au bon renforcement de la démocratie, d’avoir su intégrer cette dimension nouvelle aux valeurs de la société.
Face à des résistances, des pesanteurs et des contraintes sur la voie du développement économique, le Parti reste conscient que le conservatisme est impossible, la révolution irréalisable, le libéralisme à outrance facteur d’inégalités. Il a donc choisi de mener une politique en faveur d’un système démocratique progressiste avancé.
L’UDPG, gagne ainsi le label de parti attaché à la démocratie mais, en même temps, doit prendre en charge les aspirations, souvent contradictoires de toutes les catégories sociales et de toutes les sensibilités nationales.
Si le souci de justice sociale caractérise la démarche du Parti, c’est en raison de son caractère démocratique.
En effet, à travers le monde, des régimes « dits » démocratiques se sont transformés en véritables dictatures, laissant à peine de place à l’homme pour exercer sa liberté individuellement.
La démocratie à laquelle se réfère le Parti est une démocratie de type libéral et parlementaire, en ce qu’elle privilégie la défense des libertés publiques et accepte le principe des élections par le peuple et la séparation des pouvoirs.
La conception du Parti de l’Union pour la Démocratie et le Progrès est fondée sur l’héritage de l’Afrique ancestrale, de son type d’organisation communautaire, de son système politique, de sa pratique du dialogue. L’homme est la valeur de toute chose. « Il est au début et à la fin du développement ».
Cette primauté accordée à l’homme dans le cadre de toute politique de développement est bien la marque distinctive de l’UDPG.
Elle postule et instaure l’exercice de droits effectifs à l’autodétermination, à la participation au niveau politique, au travail et à la culture. La liberté de l’homme s’exerce ainsi au plan civil, politique, syndical et confessionnel.
Le Parti est convaincu que tout système politique qui se respecte doit être un système qui respecte l’ensemble de lois et coutumes qui régissent l’ordre politique et social pour lequel il est établi.
L’UDPG veut enraciner cette forme de démocratie dans les réalités nationales pour la rendre effective. C’est pourquoi elle veut associer à ses formes d’emprunt, des formes authentiquement africaines.
Le Parti doit donc faire œuvre d’adaptation. Il doit constamment dynamiser, réorganiser ses méthodes dans l’unité et la discipline.
C’est à la lumière de cette démarche qu’il faudra donc apprécier les succès remportés et les engagements politiques en cours d’application.
Sur ces bases doit se construire une société Guinéenne réconciliée avec elle-même : et dans cette réconciliation avec elle-même, la culture est appelée à jouer un rôle décisif. RETOUR AU SOMMAIRE
IV – LA POLITIQUE DE L’ENVIRONNEMENT
La prise de conscience du caractère structurel et global de la crise environnementale a conduit à la tenue d’assises internationales, dont la conférence de Rio de Janeiro de juin 1992, qui a consacré la reconnaissance par la communauté internationale de l’interdépendance étroite entre l’environnement et le développement économique.
Le Parti est conscient que la plupart des études et réflexions menées jusque-là indiquent que les pays du sud sont ceux qui se trouvent confrontés à la crise environnementale la plus aiguë, mais aussi ceux dont le niveau de développement est le plus étroitement dépendant des ressources naturelles et de l’environnement.
L’UDPG est convaincue que la Guinée comme d’autres pays du sud, et surtout du sahel, est pleinement concernée par ce problème.
Dans le cadre de la dynamique impulsée par la conférence des Nations Unies sur l’environnement(CNUED), le Parti contribuera efficacement à l’engagement de la Guinée dans un processus de planification environnementale dans une perspective de développement durable.
L’élaboration et l’application d’un Plan d’Action National pour la protection de l’environnement(PANPE) sera la concrétisation de cet effort.
De façon globale, le Parti construira le projet d’Action pour l’environnement dans un cadre stratégique permettant à la Guinée d’identifier ses priorités environnementales et de définir les bases de systèmes efficaces de planification et de gestion des ressources naturelles et de l’environnement.
Une telle situation nous impose de rechercher des voies novatrices et des solutions originales dans un cadre adéquat parce qu’opérationnel et créateur des synergies. C’est précisément cela qui sera l’objet primordial du projet de Plan National d’Action pour l’environnement que propose L’UDPG.
A cet égard, la conviction du parti est largement faite que les développements récents de la conscience environnementale à tous les niveaux constituent un réel motif d’espoir pour une meilleure gestion des ressources naturelles et de l’environnement de notre pays.
Dans ce sens, le Projet National d’Action pour l’environnement prôné par le Parti fait un pari sur l’esprit de responsabilité des uns et des autres mais, au-delà, sur l’engagement de tous. RRETOUR AU SOMMAIRE
V - LA POLITIQUE EXTERIEURE
La politique extérieure préconisée par l’UDPG aura pour but de réaliser l’unité politique de l’Afrique et de rendre effective la solidarité avec les pays en voie de développement et tous les pays du monde.
Le Parti de l’Union pour la Démocratie et le Progrès prône d’encourager et de soutenir :
- tout processus d’intégration politique et économique commençant d’abord par un renforcement des ensembles régionaux plus restreints sur le continent, unissant la Guinée et ses voisins immédiats.
- la promotion des idéaux relatifs à l’intégration économique et politique des Etats Africains par la création et le renforcement des organes de concertation et de défense des intérêts de l’Afrique ;
- la promotion d’une politique de coopération avec les pays développés dans un cadre bilatéral et multilatéral mais : sur la base de l’un de ses buts principaux qui est la consolidation de l’indépendance nationale ;
- l’approche d’une réelle intégration économique et politique des Etats Africains et la participation à la lutte pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité internationales.
Le Parti encourage toute politique de bon voisinage, de rapprochement et d’intégration politique et économique en vue de la création de vastes entités viables capables d’apporter un avenir meilleur pour le peuple de guinée, tout en favorisant, d’autre part, un véritable désenclavement de la Guinée.
En effet, fier et jalouse de son indépendance, la Guinée ne fera jamais de l’aide internationale la base d’une politique de développement, mais comptera d’abord sur ses propres moyens matériels, intellectuels et moraux.
L’aide internationale, au demeurant nécessairement sélective, ne pourra être un prétexte pour asseoir une aire d’influence des grands pays.
Le Parti reste fidèle aux principes de la solidarité effective relatifs à la mise en œuvre de certains idéaux, notamment celui portant sur la construction des Etats-Unis d’Afrique(EUA).
Le libéralisme dont ce réclame l’UDPG est un libéralisme de type humaniste, tendant à créer un homme nouveau, désaliéné, détenteur de droits économiques et sociaux précis, et bénéficiant d’un cadre de vie plus proche de ses aspirations, mais aussi un libéralisme à tendance nationaliste, mettant en avant la nécessité d’opérer un développement pour les Guinéens, à l’aide surtout de leurs propres ressources.
Enfin, un libéralisme qui privilégie les relations de solidarité interafricaines.
A cet effet, en plus des rencontres entre chefs d’Etat, la Guinée préconisera des rencontres entre partis politiques africains, à tous les niveaux, plus spécialement entre les femmes et les jeunes, les élites politiques, les intellectuels, les artistes, les musiciens, les hommes et femmes d’affaires, les hommes et femmes des médiats, les syndicalistes, les animateurs de la société civile.
Selon L’UDPG, la Guinée devra encourager la création et renforcer les organes de concertation et de défense des intérêts de l’Afrique.
Le libéralisme dont se réclame L’UDPG est un libéralisme de type humaniste, tendant à créer un homme nouveau, désaliéné, détenteur de droits économiques et sociaux précis, et bénéficiant d’un cadre de vie plus proche de ses aspirations, mais aussi un libéralisme à tendance nationaliste, mettant en avant la nécessité d’opérer un développement pour les Guinéens, à l’aide surtout de leurs propres ressources.
Enfin, un libéralisme qui privilégie les relations de solidarité interafricaines.
Le Parti annonce que les idées-forces de ce programme fondamental, seront précisées et développées, tant dans les déclarations de ses dirigeants à la presse, que par leur discours d’ouverture de différentes réunions du Parti, et éventuellement par les prises de position de ses représentants au gouvernement, ses députés à l’Assemblée nationale et les élus locaux.
Sur la base de ses actions politiques approuvées par ses militants, L’UDPG adoptera une résolution finale lors de son premier congrès qui complètera en fait cette doctrine et programme fondamental. RETOUR AU SOMMAIRE